Options de recherche
Page d’accueil Médias Notes explicatives Recherche et publications Statistiques Politique monétaire L’euro Paiements et marchés Carrières
Suggestions
Trier par

Qu’est-ce qu’une participation qualifiée ?

Dernière mise à jour le 13 février 2026 

Une participation qualifiée est une participation vaste ou importante dans une banque, qui permet à un investisseur de peser sur sa gestion. Cette participation :

  • est égale ou supérieure à 10 % du capital ou des droits de vote de la banque ;
  • confère à l’investisseur une influence significative sur la gestion de la banque ;
  • a pour conséquence que la banque devient la filiale de l’investisseur.

La participation peut être détenue directement (l’investisseur détient la participation en son nom propre) ou indirectement (la propriété est effective par l’intermédiaire d’une ou plusieurs autres sociétés).

L’influence d’un investisseur sur une banque peut être considérée comme significative lorsqu’il dispose d’un représentant au sein de son conseil d’administration ou d’un droit de veto sur les décisions de ce conseil.

Pourquoi nous intéressons-nous aux participations qualifiées ?

Nous supervisons les banques de la zone euro. À ce titre, nous veillons notamment à ce que seules des parties aptes à assurer ce rôle participent à la gestion des banques. Avant tout achat, ou toute augmentation au-delà de certains seuils, d’une participation qualifiée dans une banque, nous vérifions le respect des exigences prévues en la matière. Nous contribuons ainsi à la stabilité des banques et du système bancaire ainsi qu’à la sécurité de votre argent.

Quelles sont les premières démarches devant être entreprises par un investisseur envisageant d’acquérir une participation qualifiée ?

Si une personne, une entité juridique ou un groupe envisage d’investir dans une banque en acquérant une participation qualifiée, la première chose à faire est d’en informer l’autorité nationale de surveillance de la banque. Cela vaut pour les participations tant directes qu’indirectes.  

L’investisseur doit également indiquer à l’autorité nationale de surveillance s’il détient déjà une participation qualifiée et s’il prévoit de l’augmenter au-delà de 20 %, 30 % ou 50 %, ou si une nouvelle acquisition lui conférerait un pouvoir de contrôle dans la banque.

Si l’investisseur n’informe pas l’autorité nationale de surveillance de ses plans, ses droits de vote peuvent être suspendus, ou il s’expose à d’autres sanctions. Dans certains pays, les droits de vote sont automatiquement suspendus en pareil cas.

Que se passe-t-il ensuite ?

Nous travaillons en étroite collaboration avec les autorités nationales de surveillance tout au long du processus

  • Notification formelle Après avoir informé l’autorité nationale de surveillance, l’investisseur confirme son intention par une notification formelle, que l’autorité de surveillance nous transmet.
  • Évaluation Nous examinons la demande, généralement dans un délai de 60 jours ouvrables. Si des documents supplémentaires sont nécessaires, nous pouvons prolonger la durée de notre examen de 30 jours ouvrables maximum.
  • Résultat Nous informons l’investisseur des résultats de notre évaluation. En fonction des législations nationales en matière de transparence du marché, la banque peut également être tenue de publier ces informations.

Nous travaillons tout au long du processus en étroite collaboration avec les autorités nationales de surveillance, qui nous indiquent si, selon elles, nous devrions nous opposer à l’acquisition ou non.

Selon quels principes menons-nous notre évaluation ?

Lors de l’évaluation de toute demande d’un investisseur, nous appliquons trois grands principes.

Transparence

Tout investisseur doit fournir des informations complètes et exactes.

Cohérence

Nous évaluons tous les cas sur la base du même ensemble de normes.

Proportionnalité

Notre évaluation est fondée sur la nature, la taille et la complexité de l’acquisition.

Quels critères utilisons-nous pour notre évaluation ?

Lors de notre examen, cinq critères-clés sont pris en compte :

  1. la réputation de l’investisseur acquéreur, y compris son intégrité, sa fiabilité et sa compétence professionnelle ;
  2. l’aptitude de la direction proposée par la banque, en particulier des futurs membres de son conseil d’administration (à la suite de l’acquisition) ;
  3. la solidité financière de l’investisseur, à savoir sa capacité à financer l’acquisition et à contribuer à la stabilité de la banque ;
  4. le respect de la réglementation, y compris concernant l’adéquation des fonds propres, la gouvernance et la gestion des risques ;
  5. s’agissant du blanchiment de capitaux ou du financement du terrorisme, nous vérifions l’origine des fonds devant servir à l’acquisition et évaluons si celle-ci est de nature à augmenter les risques de délits financiers.

Le niveau de détail appliqué à ces critères dépend de la complexité et du niveau de risque de la transaction.

Quelles sont les issues possibles ?

Une fois notre examen achevé, nous informons l’investisseur de notre décision. Trois issues sont possibles.

Décision positive

L’acquisition peut être menée à bien.

Décision positive conditionnelle

L’acquisition est approuvée, mais nous imposons certaines conditions. Il peut notamment s’agir de renforcer la gouvernance de la banque, d’améliorer sa gestion des risques ou de remanier certains aspects de l’acquisition.

Décision négative

Nous nous opposons à l’acquisition quand un ou plusieurs des critères d’évaluation n’ont pas été remplis. Nous communiquons formellement cette décision en la justifiant sur la base du cadre juridique en vigueur.

Recours

Nous expliquons les arguments justifiant toute condition que nous souhaitons imposer concernant une demande. Tout investisseur, s’il n’est pas d’accord avec notre décision, peut introduire un recours auprès de la commission administrative de réexamen puis, le cas échéant, devant la Cour de justice de l’Union européenne.

VOIR AUSSI

En savoir plus sur des thèmes connexes

Évaluation

Nous avons publié un guide décrivant notre approche concernant nos évaluations des procédures relatives aux participations qualifiées.

Guide sur les procédures relatives aux participations qualifiées

Projets de consolidation plus larges

Pour les acquisitions liées à des projets de consolidation plus larges, veuillez consulter le guide relatif à l’approche prudentielle de la consolidation dans le secteur bancaire.

Guide relatif à l’approche prudentielle de la consolidation dans le secteur bancaire
Lancement d’alerte